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Les « Mémoires de soie » ravivées au musée de Bsous

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Le plaisir est sans cesse renouvelé de se rendre au musée de la soie de Bsous, heureux d’y (re)voir ses magnifiques fleurs, arbres et plantes, ses charmants sentiers imbibés des couleurs de l’été, et d’y découvrir la soie, sous un angle nouveau, chaque année, ni tout à fait la même ni complètement différente...

Cet article à été initialement publié sur le site web de la revue L’Orient Le Jour (www.lorientlejour.com) le Lundi  17 Juin 2013, écrit par Carla Henoud.

Une vue d’ensemble d’une des pièces.
C’est dans la collection privée de Alexandra et George Asseily, qui retrace à sa façon très colorée le chemin de la soie qu’ils ont eux-mêmes emprunté, et avec leur complicité et leur regard, que Jean-Louis Mainguy a puisé des pièces magnifiques pour sa scénographie. Sous le titre «Mémoires de soie», le visiteur, habitué depuis 12 ans à se laisser surprendre et séduire par les expositions «estivales» du musée, toujours autour de cette matière, est invité cette fois-ci à découvrir la soie en Chine, à travers des pièces sublimes, travaillées avec soin et grand art, et surtout les traditions et les coutumes de cet empire qui possédait une culture riche et raffinée. Une culture fascinante regorgeant de symboles, le dragon, bienveillant et protecteur ; la mère-papillon, élément central dans la mythologie; l’étoile à huit branches; la grenouille à huit ou quatre pattes; les paires d’oiseaux; la tête de tigre blanc; les rangées de femmes se tenant la main; la svastika ou encore les dents de chien ou de dragon. Symboles qui, selon les couleurs, indiquaient un ordre social, le lieu d’origine d’une tribu, et protégeaient, les femmes surtout, en leur assurant au quotidien succès et bonne santé. Concentrées au sud-ouest de la Chine, les 56 groupes ethniques non Han, éparpillés dans les provinces du Guizhou, du Yunnan, du Sichuan, du Hunan et du Guangxi, offrent une diversité et une formidable richesse dans le domaine du textile et du costume, ses tissus, ses couleurs et ses ornementations.
Afin de mieux comprendre toutes ces subtilités, et pour confirmer sa vocation pédagogique, donner un sens à l’environnement et la nature, d’une part, et partager les histoires et l’histoire de la soie avec le plus grand nombre, le musée de Bsous s’est proposé de présenter dans cette 12e édition des pièces dont certaines appartenaient à la famille d’Alexandra Asseily, notamment sa mère, lady Durlacher. Une quinzaine de costumes, des vestes, des chapeaux de mandarins, d’enfants ou de cérémonie, des cols ornés de broderies en fils de soie, des coiffes masculines à tresse, des sacs en soie brodés, des bourses en forme de vase, des pipes à opium, des éventails, des petits tableaux, des porte-bébés ainsi que des chaussures en soie pour pieds bandés, impressionnants minuscules et cruels chaussons, exécutés tout en finesse, chargés de légendes, accumulés par le couple Asseily durant des années de passion pour le sujet et la matière.
Magnifiques lieu et scénographie
Lieu idéal pour y exposer cette multitude de couleurs et de soieries, le musée de Bsous a ainsi habillé ses pièces, dans un ordre impressionnant et très clair, glanées en Chine, mais également au Vietnam, au Laos, au Cambodge, en Indonésie ou aux Indes. C’est en effet des «mémoires de soie» qui sont partagées et qui racontent, d’une manière visuelle, ces traditions très particulières. Les costumes portés par les femmes, lors de fêtes, de célébrations, de mariage, et par les bébés, les porte-bébés, les chapeaux, les chaussures, ont tous un sens à la fois esthétique et social. Dans cette présentation, les vestes surprennent au même titre que les chaussons pour pieds bandés, les statues esprits des ancêtres, les signes astrologiques chinois, les huit ta
bleaux peints sur des feuilles de merisier ou encore le paravent miniature chinois appartenant à lady Durlacher.
Après avoir achevé ce voyage au pays de la soie et après avoir salué monsieur Albert, toujours présent derrière sa machine pour expliquer aux écoliers, nombreux et fascinés, l’art de fabriquer des écharpes en soie, une petite promenade à travers la nature, reconstituée par les Asseily, s’impose. Et la promesse de revenir très vite, avec ses enfants.

« Mémoires de soie » jusqu’au 3 novembre au musée de la soie. Bsous.
Ouvert tous les jours sauf le lundi, de 10h à 18 h, ou sur rendez-vous. Tél : 05-940767

For more information

 
URL www.lorientlejour.com
 

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